L' anecdote du jour. Ou, quand Bouddha est avec nous...

Il y avait la photo du jour, mais je ne suis pas sûr que nous puissions proposer l' anecdote du jour tous les jours mais celle-ci est bien bonne.

Voilà l'histoire : Hier, mercredi 28 Janvier, date de notre dernier jour de validité de notre visa, nous nous rendons à Colombo pour prolonger celui-ci. Je vous passe les détails du voyage qui dure 3h30 pour faire les 99 kms qui séparent Vidisa Guest House de Colombo.

Nous voici donc arrivés à l'immigration, 3 ème étage de ce grand bâtiment et depuis le temps, nous connaissons bien la musique...Ceux qui sont venus au S-L pour plus d' un mois connaissent aussi ce parcours du combattant.

Photos faites, formulaires remplis, nous faisons la queue pour obtenir le rendez-vous avec l' officier qui doit apposer le tampon de prolongation de nos visas.

Nous sommes donc reçus dans un bureau comme d' habitude et voici que notre officier commence à compter sur ses doigts et d' un ton catégorique, nous lance un " Nom impossible "...

En effet, cela fait 6 mois exactement que nous sommes au S-L et ce que nous ne savions pas, c'est qu' après 6 mois, n'importe quel touriste étranger se doit de quitter le pays...

Vous nous connaissez... Nous demandons à être reçus par un autre officier afin d'argumenter sur notre situation de travail et les travaux en cours à Vidisa.

Un 2ème officier nous reçoit et cela tombe bien car nous le connaissons et celui-ci, adore plaisanter avec les touristes et chose surprenante, cette fois ci, pas de rigolade et il nous confirme le "non" de son collègue...

Là, je ne vous le cache pas, très grosse inquiétude entre Anne Marie et Moi...

Quitter le pays, cela veut dire rentrer en France le soir même, soit 2000 € de frais et une demande d'un nouveau visa etc, etc..

L' officier général (le patron de ces officiers de l' immigration) prévenu par ses collègues, nous convoque dans son bureau et celui-ci, (une peau de vache de première) nous confirme notre départ du pays pour ce soir sinon : Flics, prison plus amende de 15 000 rs / jour de présence au S.L..

Au même moment notre avocat qui se trouve dans un hôpital à Colombo, nous téléphone pour prendre de nos nouvelles. Nous lui expliquons la situation et je lui propose de lui passer par téléphone, cet officier général afin qu'il puisse nous défendre pour trouver une solution d' au moins 8 jours de plus...

Et là, le bonhomme (l' officier général) nous dit simplement qu'il n' a pas à parler au téléphone avec un avocat et nous demande brutalement de sortir de son bureau, un point c'est tout...

Nous nous exécutons et nous retrouvons sans autre solution que de préparer nos baggages.

Encore à l' immigration, notre partenaire et à la fois ami nous appelle prévenu par l'avocat. Il se propose de nous rejoindre à l' immigration. Nous acceptons...30 minutes plus tard, le voici aussi dépité que nous. Il connaît un officier et demande à le rencontrer. Hélàs celui-ci confirme que nous devons quitter le pays dès ce soir.

Après maintes et maintes discussions, (c'est le Sri-Lanka), nous décidons avec notre partenaire de quitter les lieux mais avant, je lui demande, s'il pourrait rencontrer l'officier général afin qu'il lui explique en sri-lankais cette fois, ce que nous devons faire pour revenir. Il accepte. Nous remontons, au 3ème étage et refaisons la queue comme ils se doit...10, 15, 30 minutes plus tard, toujours pas moyen de rencontrer cet affreux personnage.

Puis, quand je vous dis que Bouddha est avec nous...

Un homme s'approche de notre partenaire qui est assis et lui demande comment il va et ce qu'il fait là. Ils se connaissent depuis la tendre enfance. Notre partenaire le salue et lui explique la situation et à son tour demande à cette connaissance ce que lui fait ici à l'immigration.

"Ce que je fais ici, j' y travaille et je suis le grand patron de l'immigration"...Boum Badaboum...

Il insiste pour nous recevoir dans son bureau. Mais franchement, notre histoire ne l'intéresse pas vraiment. Mais il est trop content d' évoquer des souvenirs d' enfance avec notre partenaire et sans plus tarder, signe nos formulaires pour 2 mois de plus au S-L et nous demande de présenter notre dossier (qui est prêt) pour obtenir notre visa de résident ou notre buisness visa (nous pensions le présenter uniquement l' année prochaine)...

Voilà l' histoire...Un grand merci à notre partenaire, mais aussi à ce Monsieur qui a fait preuve de compréhenssion à notre égard mais surtout à Bouddha qui était encore une fois, avec nous ce jour là...

La moralité de cette histoire ; N' attendez pas le dernier moment pour faire ce qui doit être fait.